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Narcisse, le grand bâtisseur

Les grands bâtisseurs égyptiens n’ont qu’à bien se tenir !

Cela n’aura échappé à personne, nos représentants sont de grands bâtisseurs, à croire que le béton coule dans leurs veines et que nos impôts sont inépuisables.

Le stade, le CABL, le boulodrome, la médiathèque, un golf, un futur groupe scolaire, un futur gymnase et j’en passe.
Certains de ces équipements sont démesurés, pour la plupart complètements optionnels… Mais l’objectif est toujours de faire plus grand, plus impressionnant, en espérant au passage faire jalouser nos voisins que l’on regarde de haut.
Tous ces projets sont à l’image de leur décideur, Narcisse, qui n’hésite même plus à s’inaugurer le portrait en salle du conseil, aux cotés des grands qui eux, ont oeuvré pour le développement de notre cité. Vous voyez un peu le tableau…

Bref, je m’égare. Toutes ces réalisations ont des coûts élevés pour la collectivité.
Ajoutez le CABL, le stade, le golf et la médiathèque vous arrivez déjà à une enveloppe de 15 800 000 € rien que pour la construction, à peu près (oui, nous avons rarement les chiffres exacts).

Dans ses éditoriaux, Narcisse a parfois des mots pleins de sens et de réalités, que je partage parfois. Pour le plaisir, reprenons un extrait de l’Envol de mars 2015.
« […] au moment où les collectivités et l’Etat se trouvent confrontés au fortes diminutions de leurs moyens financiers. […] » (JC Schalk).

Vous la voyez la contradiction entre les paroles et les actes ? Allez une autre;

« […] une période économiquement compliquée ne plaidant pas pour la réalisation d’investissement aussi importants. […] » (JC Schalk sur la nouvelle ligne de tram de Saint-Etienne). Pour cette dernière, certes nos équipements « à nous » n’atteignent pas des dépenses aussi importantes que pour une ligne de tram.
Mais à l’échelle de notre ville de 10 000 habitants, nos projets sont loin d’être des « […] investissements porteur d’avenir pour les décennies à venir et les populations qui en bénéficieront. […] » (JC Schalk)

Contradiction, quand tu nous tiens…

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