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  • Inondations, le rôle de Grangent

    L'épisode de crue exceptionnelle du week-end du 1er novembre a eu des conséquences catastrophiques pour de nombreux riverains de la Loire dans la plaine du Forez, et des interrogations publiques ont été exprimées sur le rôle du barrage de Grangent à l'occasion d'une telle crue. La préfecture de la Loire apporte quelques précisions.

     

    Le barrage de Grangent a pour fonction 1ère la production d'hydroélectricité et secondairement contribue à l'alimentation en eau du canal du Forez, et au soutien d'étiage. Il n'a pas vocation à écrêter les crues, conformément au choix fait lors de sa conception.


    Des éléments objectifs confirment que Grangent ne peut avoir ce rôle:


    - le faible délai entre le moment où il est possible d'apprécier le niveau de la crue et le moment de son arrivée sur le barrage (moins de 2 heures, à comparer aux 24 heures pour le barrage de Villerest). Pour jouer un rôle écrêteur il faudrait que le réservoir soit vide en permanence (comme pour le barrage du Gouffre d'Enfer) mais cela poserait de grandes difficultés aux communes à l'amont du barrage dont certains équipements sont sensibles aux évolutions de la hauteur d'eau dans la retenue


    - La capacité de la retenue elle-même: elle est de 28 millions de m3 (à comparer aux 170 millions de m3 de Villerest). Cela veut dire que, si la réserve du barrage avait été complètement vide, la crue que nous venons de connaître (débit de pointe de 3 100 m3/seconde) l'aurait rempli en moins de 2 h 30


    - Pour vider la réserve pleine du barrage (28 millions m3), avec un débit d'au plus 500 m3/seconde pour ne pas générer de dégâts à l'aval, il faut au moins 15 heures, hors période de crue.


    Ce sont ces raisons qui ont guidé le choix, lors de sa conception, de faire de Grangent un "barrage transparent" pour les crues, c'est à dire qui laisse librement s'écouler les volumes d'eau arrivant dans la retenue.


    Cette transparence de l'ouvrage s'obtient grâce aux évacuateurs de crue situés sur la partie supérieure de l'ouvrage. La capacité des évacuateurs de crue, soit 5 000 m3/seconde, a permis d'écouler le flot sans que la sécurité de l'ouvrage n'ait été affectée, ce qui constitue une préoccupation majeure lors d'une crue.


    Les vannes de fond, qui ont vocation à permettre l'abaissement de la retenue pour une vidange programmée ou pour des raisons de sécurité, n'ont pas été manoeuvrées lors de la crue des 2 et 3 novembre. Il n'y a ainsi pas eu d''action volontaire de l'exploitant pour évacuer une partie des sédiments déposés au fil du temps au fond de la retenue.


    La DRIRE Rhône-Alpes a conduit un contrôle sur le site de Grangent qui a permis de confirmer une gestion rigoureuse de la crue par l'exploitant, ainsi que la non utilisation de la vanne de fond pendant l'épisode de crue.

  • L'intervention du Président du Conseil Général

    Le président du conseil général est déterminé à «bloquer» le 

    projet de zone commerciale de 20 000 m2 «en contradiction 

    avec le schéma de cohérence territoriale» 

     

    L’éventuelle réalisation d’un centre commercial de type « Retail Park 

    » à Andrézieux-Bouthéon ne laisse personne indifférent. Ce projet 

    prévoit d’ici à 2012, l’implantation d’un centre commercial de 20000 

    m2 pour accueillir une trentaine d’enseignes autour de la culture, les 

    loisirs, la restauration et l’équipement de la personne. Cette immense 

    galerie commerciale, devrait voir le jour sur la ZAC de la 

    Gouyonnière, en bout de piste de l’aéroport. 

    Ce projet est loin de faire l’unanimité. Le président de Saint-Étienne 

    Métropole, Maurice Vincent, le député et vice-président du conseil 

    régional, Jean-Louis Gagnaire ou encore le président de la chambre 

    de commerce et d’industrie de Saint-Étienne/Montbrison, André 

    Mounier, ce sont élevés contre ce Retail Park. 

    Georges Ziegler, vice-président du conseil général, avait été plus 

    mesuré vis-à-vis de cette zone commerciale, estimant qu’il fallait 

    éviter l’évasion commerciale sur Givors et Lyon. 

    Du coup on pouvait penser que le conseil général était plutôt 

    favorable à ce projet. Or il n’en est rien. Le président du 

    Département, Bernard Bonne, vient de donner sa position et celle de 

    son assemblée. 

    Pour le patron du département pas question d’accepter une telle 

    implantation commerciale. « Je suis complètement contre ce projet. Je 

    suis parfaitement en phase avec le président de Saint-Étienne 

    Métropole et le président de la CCI ». 

    Bernard Bonne réfléchit à une solution qui permettrait de racheter ces 

    terrains pour les rattacher à la ZAIN (zone d’aménagement d’intérêt 

    national). « L’avenir de la ZAC de la Gouyonnière doit être industriel. 

    Quant à la commune d’Andrézieux, elle doit comprendre qu’elle n’est 

    pas seule au monde et que c’est une décision collective qui doit être 

    prise pour l’aménagement de cette zone, en concertation avec tous 

    les partenaires concernés », insiste le président du conseil général. Si 

    elle voyait le jour, cette zone commerciale aurait des répercussions 

    fâcheuses sur le commerce, non seulement de la plaine du Forez mais 

    aussi de l’agglomération stéphanoise. Et pour le président Bonne cette 

    perspective est « inacceptable. Le conseil général s’est engagé, avec 

    d’autres, pour revitaliser le centre de Saint-Étienne, on ne va pas 

    commencer à mettre à mal cette mesure vitale pour la ville ». 

    Si les promoteurs de ce Retail Park disent vouloir mener à bien leur 

    projet, le président du conseil général est lui aussi très ferme en 

    déclarant : « On fera tout pour bloquer ce projet, qui est en 

    contradiction avec l’esprit du schéma de cohérence territoriale ». 

    Bernard Bonne est déterminé à ne pas laisser faire « n’importe quoi » 

    sur cette zone aux portes de Saint-Étienne. 

    Dominique Goubatian dgoubatian@leprogres.fr