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  • Rectificatif au sujet de la tutelle de la ville de st etienne

    Christian Decharrière : «La formule de mise sous tutelle est caduque»

     

    Le préfet de la Loire explique qu’il existe quatre cas où lui et la Chambre régionale des comptes sont appelés à intervenir dans les budgets communaux. Et précise n’avoir jamais eu à faire d’observations sur les budgets précédents de St-Étienne.

     


    >> Le maire de Saint-Étienne, qui a fait réaliser un audit de la dette, craint une mise sous tutelle de la ville. Est-ce possible ?

    Tout d’abord le mot tutelle a disparu du code général des collectivités territoriales. Ce code prévoit exclusivement quatre cas très précis où le préfet et la Chambre régionale des comptes sont appelés à intervenir en matière de budget des communes.

    >> Lesquels ?

    L’absence de vote de budget primitif avant le 31 mars, ou le 15 avril les années d’élections municipales ; l’absence d’équilibre réel du budget ; l’absence d’inscription d’une dépense obligatoire ; et enfin l’absence de vote du compte administratif de l’année écoulée avant le 30 juin de l’année suivante ou si l’on constate que le compte administratif présente un déficit supérieur à 5 % des recettes de fonctionnement.
    Dans chacune de ces situations, le préfet saisira la Chambre régionale des comptes qui formulera des propositions de redressement à la municipalité. Si cette dernière ne suit pas les propositions de la Chambre régionale des comptes, il appartient au préfet d’arrêter le budget à la place du conseil municipal. Vous le voyez la formule de mise sous tutelle est caduque.

    >> En tant que représentant de l’État en charge du contrôle de légalité, vous n’avez jamais eu à faire des observations sur les budgets de la ville de Saint-Étienne et de son endettement ?

    Il est indiscutable que le contrôle budgétaire que nous avons exercé attentivement sur les budgets et comptes administratifs n’a jamais donné lieu, durant le mandat de Michel Thiollière, à des observations justifiant une saisine de la Chambre régionale des comptes.  Je peux donc dire que les documents budgétaires de la ville de Saint-Étienne n’ont jamais été votés en déséquilibre ni estimés insincères et ont toujours pris en compte les dépenses obligatoires de la ville.

    >> Pour vous la situation financière de Saint-Étienne n’est pas préoccupante ?

    La situation financière de la ville est considérée comme contrainte et tendue, en raison d’un endettement significatif ancien et lié à un programme d’investissements important au cours des dernières années. Mais la capacité d’auto financement était suffisante.

    >> Le maire, M.Vincent, demande l’appui de l’État pour sécuriser la dette. Sa démarche peut-elle aboutir ?

    Je ne connais ni l’audit ni l’argumentaire qu’a pu faire M.Vincent au ministère des Finances. Je constate, de manière générale, que les collectivités territoriales ont appris à faire une gestion active de leur dette. Le maire de Saint-Étienne a une crainte sur les emprunts contractés. Il fait de l’incertitude un risque. Ne crie-t-il pas avant d’avoir mal ? Quant à sécuriser la dette, cela se paye fort aux taux du marché.

    Propos recueillis par Dominique Goubatian Tribune le Progrès

  • Rétail park, réactions

    Denis Chambe, conseiller régional et municipal de Saint-Etienne, s'interroge: "Comment a-t-on pu être absent d'un tel projet qui consistera dans ses conséquences ultimes à fragiliser le commerce stéphanois déjà en situation difficile? Comment envisager un véritable avenir pour le Sud Loire si la ville-centre perd une partie significative de son attractivité? Comment imaginer qu'il puisse y avoir un développement durable de notre territoire si chacun agit isolément?" L'élu stéphanois parle "d'absence cruelle d'un plan de développement du commerce Schéma de Cohérence Territoriale de Sud Loire".

    Rappelons que Denis Chambe est l'ancien président du MODEM dans la loire, proche de Jean Claude Schalk Maire d'Andrézieux Bouthéon également MODEM avec la bénédiction de Gilles Artigues ancien député. Ce qui est difficile à croire c'est que tout ce petit comité ne soit pas informé d'un tel projet. Et oui messieurs, il ne faut pas jouer avec le feu !

    Bref, il faut remettre de l'ordre dans la maison, il nous faut des élus responsables qui auront l'audace de l'intérêt général et non pour leur carrière personnelle.

  • Fête du livre de St étienne

     

    Sylvain Augier: "J'ai appris à faire semblant"

    Parmi les personnalités de la 23e Fête du livre, l'animateur Sylvain Augier, qui dédicaçait sa biographie, dans laquelle il revient sur son accident et son combat contre l'addiction qui a suivi. Un beau message d'espoir.

     

    Qu'est-ce qui vous a poussé à écrire l'Instant où tout a basculé? 
    Je souhaitais délivrer un message d'espoir, dire que l'on peut s'en sortir. On sort toujours grandi des expériences que l'on traverse. D'une certaine manière, chaque accident de la vie est une chance.

     

    Votre accident de parapente remonte à 1988. Il vous a fallu du temps pour écrire ce livre… 
    Je ne poserai pas le problème en ces termes. Ma vie n'est pas si passionnante que cela. J'ai simplement répondu à la requête de mon éditeur, qui m'a dit un jour "En écrivant ce livre, vous aiderez beaucoup de gens". J'ai connu le désespoir. S'abandonner est une bêtise.

     

    Vous disiez que chaque accident de la vie est une chance. Puisez-vous votre force de caractère dans le souvenir de cette épreuve? 
    Oui, et mon métier m'a beaucoup aidé. Quand on est en interview et que l'on souffre, il faut ne rien laisser paraître, faire semblant d'être heureux. Finalement c'est une formidable thérapie. Et puis, quand on souffre, il est plus aisé de flamboyer en pleine lumière que d'être employé de bureau.

     

    Propos recueillis par M. L.

     

     
  • un retail park sur notre commune

    Un "retail park" pour Andrézieux-Bouthéon

    Nos confrères des Petites Affiches de la Loire révèlent (édition du 21 octobre 2008) un projet de "retail park" regroupant une trentaine d'enseignes qui pourrait voir le jour au nord de Saint-Etienne. Un projet qui fait réagir élus et responsables économiques de l'agglomération.

     

    Un centre commercial de 20 000 mètres carrés est en préparation sur la Zac de la Gouyonnière, dite "Zac Desjoyaux", près de l'A72. "Notre projet s'inspire de celui baptisé Metzanine, qui a ouvert durant l'été 2007 en périphérie de Metz", indique Marc Vaquier, le président de Bouwfonds Mab Development, propriété du groupe néerlandais Rabobank, à nos confrères. La trentaine d'enseignes espérées appartiendront à des univers variés: équipement de la personne, équipement de la maison, culture, sport, loisirs, restauration. La surface minimale sera de 200 mètres carrés. Elle pourra atteindre 5 000 mètres carrés pour la ou les 2 locomotives qui pourraient appartenir au monde du bricolage (on pense à Castorama) ou à celui des loisirs multimédia et de l'électroménager (du type Planet Saturn). Le projet pourrait voir le jour en 2012 et créer 200 emplois.

     

    Un protocole de vente signé

     

    Le promoteur, qui travaille avec le cabinet d¹architecture stéphanois Atelier XXL, de Fabien Jalon, a signé en juillet un protocole d'acquisition d'une douzaine d'hectares de terrain auprès de l'industriel Jean-Louis Desjoyaux, associé aux investisseurs locaux Georges Poncet et Gilles Aulagnier (promoteurs de l'ensemble des projets de la ville!!!!!). Bouwfonds Mab Development prévoit d'en rétrocéder (A quel prix) 3 hectares à la ville d'Andrézieux-Bouthéon, qui souhaite y réaliser des équipements sportifs (un nouveau stade de football). Le dépôt du dossier devant la CDEC pourrait intervenir dès l'année prochaine.

     

    Maurice Vincent (maire de St etienne) "fermement opposé"

     

    "Je suis fermement opposé à ce projet qui est problématique pour le développement commercial du centre-ville de Saint-Etienne et pour celui du secteur du Pont de l'Ane", déclare Maurice Vincent aux Petites Affiches de la Loire. Le 1er magistrat stéphanois relève que c'est "contradictoire avec l'aménagement raisonnable de Loire-Sud auquel on réfléchit dans le cadre du SCOT (Schéma de cohérence territorial)". La plaine du Forez dispose déjà d'infrastructures commerciales très importantes et surtout ce projet va à l'encontre du Schéma départemental d¹équipement commercial qui "exclut la création de nouveau pôle majeur", explique Jean-Claude Delorme, en charge du commerce à la CCI de Saint-Etienne. Le directeur de l'Epase (Etablissement public d¹aménagement de Saint-Etienne), Nicolas Ferrand, qui travaille à la requalification du secteur du Pont de l'Ane, à l'entrée sud-est de Saint-Etienne, se veut confiant: "l'intérêt collectif l'emportera sur l'intérêt privé". Au Conseil général, Georges Ziegler, en charge du développement économique, estime qu'il faut une "stratégie offensive pour éviter l'évasion commerciale sur Givors et Lyon. On ne peut pas être contre le projet d'Andrézieux si on ne propose rien derrière, à brève échéance".

     

    Réactions:

     

    Jean-Louis Gagnaire, député de la Loire et vice-président de la Région Rhône-Alpes, a réaffirmé, devant plus de 900 commerçants réunis le lundi 20 octobre au soir au stade Geoffroy Guichard, sa "ferme opposition au projet de création d'un centre commercial de 20 000 mètres carrés sur la ZAC de la Gouyonnière". Sur le plan commercial, "ce projet est en parfaite contradiction avec les objectifs du SCOT (Schéma de cohérence territorial) et va à l'encontre du Schéma départemental d¹équipement commercial". Par sa logique de concentration, ce projet "s'oppose aux objectifs de la loi issue du Grenelle de l'environnement que l'Assemblée Nationale vient d'adopter". Dans un "contexte économique difficile et, à l'heure où l'on affirme la nécessité d'un développement harmonieux du commerce de centre ville et de proximité", ce projet "nous renvoie à un modèle dépassé. C'est un leurre les populations en prétextant créer des emplois alors qu'il ne fera au mieux que les délocaliser", précise le député socialiste. Enfin "sur le plan industriel, il pourrait mettre rapidement à mal les efforts de relocalisation d'entreprises classées SEVESO comme SNF lesquelles ont besoin de foncier à proximité pour un développement futur", conclu Jean-Louis Gagnaire.

    Zoom 42

     

    Dans l'attente d'une réaction du Député de notre circonscription Jean François CHOSSY, absent du débat économique local. Ainsi que la position du Maire d'Andrézieux Bouthéon.